5 ans. Infiniment ♥

 

J’ai beaucoup hésité avant de vous publier cet article. Je l’avais plus écrit pour moi, pour écrire quelque part, pour poser des mots sur mes maux. On est loin des articles de mode, des tenues du jour, loin de ce que j’ai l’habitude de vous proposer sur ce blog et bien que je partage beaucoup avec vous, je ne me livre finalement que très rarement.

 

C’est finalement presque plus facile pour moi de poser en lingerie que de vous dévoiler mes états d’âmes. Et puis finalement, je me suis dit que je n’avais pas envie de poster un look, pas envie de faire semblant qu’aujourd’hui c’est un jour ordinaire.

 

Pour moi, on ne connait pas vraiment une personne tant que l’on ne connait pas les souffrances qu’elle a vécue, ce par quoi elle est passée. Et même au-delà de ça, plus le temps passe et plus je respecte les gens qui ont souffert. Ceux qui ont appris à travers les épreuves.

 

Aujourd’hui nous sommes le 16 mars, une date douloureuse, de celles qui ne devraient pas faire partie du calendrier parce qu’elle rime avec une épreuve qu’on ne devrait jamais avoir à vivre.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails, ce n’est pas le sujet du blog et ça relève du domaine personnel, tout ce que je peux vous dire c’est qu’il y a cinq ans jour pour jour, presque heure pour heure, s’éteignait l’une des personnes les plus importantes de ma vie, un pilier, celui qui m’a vu grandir.

 

J’ai lu énormément de témoignages sur le deuil face à la perte de ses parents mais aucun sur la perte d’un beau-parent. Il n’existe même pas de mot pour désigner cette perte. Et pourtant. Et pourtant !

 

5 ans c’est court et 5 ans c’est long.  Je ne me doutais pas qu’une absence pouvait prendre autant de place, que le vide pouvait être aussi présent.

On a pas de mode d’emploi pour la souffrance, elle nous tombe dessus et on apprend juste à vivre avec, à survivre avec.

 

J’avais 21 ans, j’en ai 26. J’ai évolué, grandi, changé mais la plaie, elle, reste encore trop ouverte.

Il n’y a pas de remède miracle, pas d’échappatoire possible. Seulement le temps, bien trop lent.

Parfois il est difficile pour les gens de comprendre à quel point la perte d’un être cher peut nous marquer, de comprendre la difficulté que l’on rencontre à faire le deuil et avancer.

 

Alors à tous ceux et celles qui vivent cette situation, tous ceux qui souffrent, sachez que je pense à vous.

La vie est cruelle mais elle vaut la peine d’être vécue à fond, sans frein, sans barrière. Collectionnez les moments de bonheur, profitez de vos proches, ceux qui comptent, et surtout savourez le fait d’être en vie. Tout simplement.

 

A toi , J-L,

 

J’aimerais juste te dire…

 

Te dire qu’il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à toi.

 

Te dire que tu me manques. Inlassablement. Atrocement. Infiniment.

 

Te dire qu’à chaque fois qu’il faut prendre une décision, que ma vie prend un tournant à 180°, que je suis dans le doute, que je suis seule, que j’ai mal, que j’ai froid, je pense à toi.

 

Que chaque fois que je suis heureuse, que je trouve que la vie est belle, malgré tout, que le bonheur est rare et précieux, je pense à toi.

 

Je me demande ce que tu dirais. Ce que tu conseillerais. Je me demande sans arrêt comment serait la vie si tu ne l’avais pas quittée.

 

Te dire que je n’arrive toujours pas à accepter que je ne te reverrai jamais, que je n’entendrais plus jamais le son de ta voix (tu me connais, je suis tenace).

 

Te dire que j’en veux toujours à la vie, cruelle, injuste et imprévisible (tu me connais, je suis rancunière).

 

Te dire que je conserve tous nos souvenirs précieusement dans un coin de ma tête, dans une partie de mon cœur, la meilleure partie.

 

Te dire qu’un jour peut-être, le cancer frappera à ma porte, et je lui casserai la gueule, prépare les pop corn.

 

Ton charisme me manque.

Ta voix grave me manque.

Ton jugement me manque.

Tes « ma ch’tite puce » me manquent.

 

Ils avaient prédit la fin du monde en 2012, il ne s’étaient finalement pas trop trompés. C’était la fin de ton monde.

 

J’en ai pleuré des larmes dans ma vie mais les tiennes restent les plus amères.

 

Je languis le temps où je pourrais penser à toi en souriant, sans avoir cette impression qu’on me crêve le coeur.

Quand il s’agit de guérir, 5 ans ce n’est pas si long que ça finalement.

 

J’espère que as trouvé la sérénité que tu cherchais tant, et si c’est le cas, je compte sur toi pour nous en envoyer.

 

Je t’envoie mes pensées les plus tendres. Mes ondes les plus douces.

 

Merci pour toute cette force que tu nous as transmise. Merci de nous avoir appris à se concentrer sur l’essentiel et à ne jamais abandonner.

 

On est fières d’avoir croisé ta route, Parigot, fières de t’avoir aimé.

 

Veille sur Maman.

On ne t’oubliera jamais.

Infiniment.

 

 

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2 Commentaires

  1. RULLIERE
    16 mars 2017 / 20 h 21 min

    ❤️

    • lipsticketstilettos
      17 mars 2017 / 7 h 56 min

      ❤️❤️❤️❤️❤️

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